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On rencontre encore,
isolées dans les champs, ou plus rarement groupées en
hameau, comme les cabanes du Breuil, ces petites constructions
bâties en pierre sèches, du sol au faîte du toit, presque
toujours coniques. Tenant sans ciment, ces cabanes ont
la plupart été bâties au 19ème siècle. La contrainte
exercée par les toitures de pierres sèches finit en
effet par faire s'effondrer les cabanes en quelques
decennies.
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 ©
Boguy
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Le mot borie fut introduit
dans le Périgord dans les années 1970. Le terme
authentiquement périgourdin est Cabane. "Boria"
voulant dire étable à boeufs en occitan, la borie correspondrait
plus à une petite métairie.
L'origine
:
Il semblerait que les
hommes aient commencé à empiler des pierres de façon
à realiser un abris de forme sphériques vers le néolithique
et plus précisement au début de l'agriculture et de
l'élevage. Ces constructions ne ressemblaient pas à
celles que nous pouvons voir aujourd'hui : il a fallu
plusieurs millénaires pour élaborer la technique connue
actuellement. D'utilité agricole , les paysans s'en servaient comme cabanes à outils, poulailler
voir d' habitations provisoires.
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La
construction :
La construction ne
s'improvisait pas, elle respectait des règles très précises
pour eviter le phénomène du château de cartes : une
seule pierre vacille et c'est tout l'ensemble qui s'écroule.
Sans l'adjonction d'un quelconque matériau -ciment ou
mortier, les forces devaient s'équilibrer parfaitement
pour assurer la stabilité de l'édifice.
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Le choix des pierres était essentiel, absolument sèches, elle étaient calibrées
par taille, les plus lourdes et les plus volumineuses
servant aux fondations. Puis, on élevait le mur par
empilement d'élément plus légers, assemblés entre eux
selon un strict positionnement. Le plus difficile étant
l'encorbellement : c'est l'ensemble de pierres posées
à l'horizontale pour fermer une piece spherique sans
aucune armature.
N'est pas bâtisseur qui veut, savoir-faire et coup d'oeil infaillible étaient
les qualités requises indispensables pour que l'empilement
d'environ 200 000 pierres sèches passe l'épreuve du
temps. Vous pourrez vous y entrainer aux Cabanes de
Breuil.
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 ©
Boguy
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Les
Cabanes du Breuil :
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 ©
Philippe Boite
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Les Cabanes du Breuil se situent à 9km de Sarlat au lieu dit Calpalmas à Saint
André d'Allas. Voir la carte, cliquez ici.
Les cabanes du Breuil
constituent un ensemble unique de bories du Périgord
: cinq cabanes, dont certaines jumelées, aux toits de
lauzes percés de lucarnes s'organisent autour d'un corps
de ferme toujours en activité. Un espace culturel est
consacré à la construction de ces cabanes et à celle
de voûtes romanes. Le porche de la cour porte la date
de 1841.
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C'est à la suite de
la proposition d'un visiteur, frappé par la beauté et
l'originalité de l'ensemble des cabanes, que celles-ci
ont fait l'objet d'une mesure de protection. D'abord
protégées au titre des sites à partir de 1968, elles
ont ensuite été classées monuments historiques le 10
mai 1995.
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Horaires : En saison : 10h-19h
- Hors saison : 10h-12h
et 14h-17h
Tarifs : Adulte 4
€ - Enfant 2 €
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 ©
Philippe Boite
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