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Eugène le Roy :
Enfant du pays, Victor Gabriel Eugène Le Roy
est né au château de Hautefort le 29
novembre 1836, où ses parents étaient domestiques du baron de Damas, Eugène fut
élevé au village par une modeste famille paysanne.
Aprés des études
religieuses à Périgueux, il refuse d'entrer au séminaire et s'installe à Paris en
1851. En 1954, il s'engage dans les chasseurs à cheval et participe aux
campagnes d'Algerie et d'Italie. Il quitte l'armée en 1860, revient en Périgord
où il devient fonctionnaire des contributions directes (impôt). Il est en poste à
Tocane, Domme, Jumilhac, Montignac où il notera les attitudes et malheurs des
petites gens qu'il côtoie tous les jours et qui émailleront
de vie ses récits. En 1870, il s'engage à nouveau dans les
troupes françaises. Libéré en 1871, il réintègre son poste à la Trésorerie
générale.
Il est révoqué de ses fonctions le 16 mai 1971,
pour avoir montré ses sympathies républicaines, malgré le devoir de réserve
auquel il est astreint, il livre alors quelques articles dans les journaux républicains
de la région, dans les colonnes du Réveil de la Dordogne
ou dans celles du Sarladais, y affirmant ses convictions, il ne
réintègrera ses fonction
avec difficulté en 1878. Entre temps, il épouse civilement Marie Peyronnet en 1877.
De ce mariage, il eut trois fils : Yvon, l'aîné, étudiant
en médecine à Bordeaux, fut terrassé par un mal implacable;
Robert, vécut à Montignac et en enfin Richard, fut tué
pendant la guerre de 1914.
Défenseur,
dans ses ouvrages, des plus humbles et rêvant d’une société laïque
idéalisée, il publie de nombreux romans :
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"Le Moulin du Frau" en
1891
"Mademoiselle de Ralphie" en 1894
" Les gens d'Auberoque"
en 1895
Et le célèbre « Jacquou le Croquant »
en 1899. Ce roman initialement publié en feuilletons dans « La Revue de Paris »
en 1899, sous le titre « La forêt Barade » marque le début de la
notoriété pour Eugène le Roy.
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Vient ensuite Nicette et Milou en 1901
Sollicité par la presse parisienne, La Revue des Deux-Mondes
notamment, l’écrivain rédige également une série de chroniques pour Le
Petit Centre, le journal de Limoges. Celles-ci sont réunies en 1906
sous le titre de L’Année rustique en Périgord. La même année,
paraît Au Pays des pierres, un recueil de quatre nouvelles inspirées
de l’histoire locale.
Quelques temps après la disparition de l’écrivain,
parait L’Ennemi de la mort en 1911.
La retraite venue, il se retire à Montignac, où il meurt le 6 mai 1907 à l'âge
de 71 ans.
L'histoire de Jacquou :
La France en 1815. Le seigneur du château de
l'Herm, le comte de Nansac, par l'intermédiaire de son régisseur, terrorise et
accable ses paysans de charges. Le père de Jacquou, Martin Ferral, dit "Martissou" tue le
régisseur et finit sa vie aux galères. Confié à un prêtre, le curé Bonal,
Jacquou revient quelques années plus tard venger la mémoire de son père, en
mobilisant les paysans du voisinage, et en brûlant le château.
Le romancier se rappel ainsi aux souvenirs de son enfance et des
conversations de la veillée auprès du Cantou, moments privilégiés pendant lesquels les récits
des soulèvements de la Révolution l’ont bercé. Lui reviennent également
en mémoire les scènes de révolte de 1848 ou celles de 1851, avec la répression
qui suivit.Le roman fut porté à l'écran par Stellio Lorenzi,
la série TV en six épisodes fut diffusée pour la première
fois
en 1969, puis au cinéma en 2007 par Laurent Boutonnat.
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