Sarlat La Caneda la capital du Périgord Noir

fabien 22 septembre 2016 0

A visiter :

sarlat marché

La vieille ville

La cathédrale Saint-Sacerdos, la construction s’est étalée pendant cinq siècles. La tour-porche date du XIIème siècle, l’abside du XVème siècle, le chœur du XVIème siècle et la nef du XVIIème siècle. En empruntant le porche, on arrive à la cour des Fontaines où les moines choisirent de s’établir au VIIIème siècle. De là un passage voûté conduit au jardin des Enfeus (qui acceuille aujourd’hui le festival des Jeux de théâtre), ancien cimetière où tombeaux romans et gothiques sont creusé dans le mur de l’enceinte.

Presque en face de la cathédrale, la maison la plus célèbre de Sarlat, l’hôtel de la Boétie, fascinant mélange de styles médiéval et Renaissance.

Derrière le chevet de la cathédrale, la lanterne des morts érigée pour commémorer le passage de saint-Bernard à sarlat en 1147.

Tout en haut de la rue qui grimpe à gauche de ce curieux édifice, l’hôtel de Grézel et sa tour du XVème siècle (rue de la Salamandre) et l’hôtel Génis du XV-XVIIème siècle (rue du Présidial).

laboetie

A deux pas de ce dernier, le Présidial (rue Landry) est l’ancien siège de la justice royale, bâti en 1640. C’est l’une des plus belles maisons de Sarlat.

En redescendant, on arrive sur la place de la liberté. A l’est, l’Hôtel de Ville, bel ensemble du début du XVIIème siècle. Au nord, une porte ogivale métallique ferme l’église Sainte-Marie qui n’accueille plus que les maraîchers. C’est autour de cette place que se déroule les marchés du mercredi (alimentation uniquement, 8h30-13h) et celui du samedi à ne pas manquer (8h30-14h). Le marché aux truffes se trouve dans l’ancienne église Sainte-Marie le samedi matin de décembre à février (arriver très tôt pour assister aux négociations).

Derrière l’église Sainte-Marie, prendre la rue des Consuls, elle concentre un maximum d’édifices magnifiques. Au n°6, l’hôtel Tapinois de betou. Au n°7, en face, l’hôtel de Mirandole, du XVème siècle. Curieuse fontaine médiévale aménagée dans une grotte et accessible par un petit escalier. Au coin de la rue, vaste « trompe d’angle ». Aux n° 8 et 10, l’hôtel Plamon (maison des consuls). Au n°9, l’hôtel de Vassal. Au n°14, l’hôtel Labrousse. Puis à l’entrée de la place du Marché-aux-oies, l’hôtel de Gisson du XVIème siècle.

Adhérente à la charte des villes d’Art et d’Histoire, la ville de Sarlat propose des visites-découverte du centre historique, en compagnie de guides hautement qualifiés. Pendant 1h30 environ, vous partirez à la découverte de l’histoire, de l’architecture et du patrimoine de Sarlat au cours de visites guidées particulièrement vivantes, savoureuses et riches en anecdotes.
Des visites thématiques sont également programmées, certaine nocturne et certaines spécialement pour les enfants de 6 à 12 ans (tous les mardi à 15h). Renseignements à l’office du tourisme de Sarlat : rue Tourny, dans l’ancien évêché.

Manifestations :

Fête de la Ringuetta : le lundi de Pentecôte des années paires, prochaine le 12 mai 2008. Fête traditionnelle mêlant jeux d’antan (boulier, mât de cocagne, …), défilé en costumes et repas périgourdin (réservation à l’office de tourisme)

Le Festival des Jeux du Théâtre de Sarlat : depuis 1952, anime les vieilles pierres pendant l’été, fin juillet-début août.

Le Festival de Cinéma : la deuxième semaine de novembre . http://www.ville-sarlat.fr/festival/

Histoire

Ville fondée au 9ème siècle autour d’une abbaye bénédictine.

cathedrale

En 1147, Saint Bernard, passant par Sarlat, à son retour de croisade, y accomplit, comme le rapporte la légende, le miracle des points guérisseurs, que commémore la Tour Saint-Bernard, dite « Lanterne des morts » (on peut l’admirer derrière la cathédrale Saint-Sacerdos, au milieu de ce qui fut le premier cimetière de Sarlat). L’abbaye fut transformée en église au 13ème siècle. puis en cathédrale en 1317 grâce au pape Jean XXII qui élève Sarlat au rang d’évêché c’est à ce moment là, malgré des épidémies de peste, son vigoureux commerce lui permettant une croissance exceptionnelle, bourgeois et marchands de la ville, évêques et magistrats édifièrent la plupart des hôtels qui font aujourd’hui la fierté de Sarlat.

Cathédrale Saint-Sacerdos

Ayant eu à souffrir des invasions normandes, puis de la guerre de Cent Ans, de part sa situation de région frontalière entre les rois de France et d’Angleterre, la ville bien fortifiée par ses consuls, résistera à tous les assauts et ne deviendra Anglaise qu’à la fin de la première partie de la Guerre de Cent Ans (1360) au moment du traité de Brétigny où, en échange d’une renonciation au trône de France, Edouard III d’Angleterre recevait le Sud-Ouest de la France. Et 10 ans plus tard, le Connétable Du Guesclin chassa les Anglais et Sarlat redevint Française.

Hélas, si la victoire de Castillon mit fin en 1453 à la guerre de Cent Ans, les guerres de religions déchaînèrent leurs ravages, le fanatisme religieux fut combattu en vain par La Boetie, natif de Sarlat, ami de Montaigne. La ville fut prise par les protestants en février 1574, puis retombe aux mains des catholique en mai. Elle devint en 1591 un centre névralgique pour les ligueurs qui ne reconnaissaient pas l’autorité du roi Henri IV. Elle ne retrouvera sa sérénité que lors de la conversion du roi à la religion catholique.

A la révolution, Sarlat perdit son évêché (transféré à Périgueux), puis son importance économique et sombra dans une profonde léthargie. A l’écart des grands courants industriels, le chemin de fer n’y arrivant qu’à la fin du 19ème siècle, la ville ne connut aucune évolution et cela fut sa chance, ainsi son patrimoine architectural nous arriva quasi intact et une intelligente et habile restauration (loi Malraux) fit le reste. En 1962, Sarlat fut une des quatre villes de France à bénéficier de la loi Malraux sur la restauration des monuments.

En 1965, les deux communes de La Canéda et de Sarlat fusionnent sous le nom de Sarlat-la-canéda.

L’architecture de Sarlat en fait le site touristique le plus fréquenté de Dordogne.

Sarlat est la ville européenne possédant le plus de monuments inscrits ou classés au kilomètre carré. La ville est classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco en tant que site historique.

Mais Sarlat n’est que le noyau central d’un Périgord qui constitue des milliers de trésors que vous ne manquerez pas de parcourir, sans hâte, afin de bien vous pénétrer de ce sentiment ressenti par cet Américain célèbre, Henri Miller, de vivre au « Paradis des Français »…..




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